DEFLERS Jacques Wilfrid
Déporté n°43511
notice créée le 21 février 2026 par Jean-Yves Bonnard
Né le 20 février 1923 à Nourard-le-Franc, fils de Gaston Deflers demeurant au n°37, rue de la Glacière à Compiègne, il est mécanicien de profession.
Jacques Deflers échoue dans sa tentaive de passer en Angleterre par l'Espagne.
Revenu à Compiègne, il colle avec un camarade sur les panneaux officiels de la mairie et de la Kreiskommandanur des tracts envoyés par la RAF et trouvés en forêt. Ils reprennent les solgans qu'ils écrivent sur les murs et les routes.
Le commissariat de police publiera un communiqué dénonçant cet agissement.
Un soir, il vole une moto de l'armée allemande dans le garage de la kommandantur. Le jeune mécanicien la transforme et roule avec pendant six mois. Arrêté, il est condamné à 9 mois de prison puis relâché après 6 mois en raison de sa jeunesse et de sa bonne conduite.
Entré dans la Résistance, il participe au parachutage de Champlieu dans la nuit du 14 au 15 juin 1943.
Il trouve ensuite refuge dans le sous-sol de la maison de Marquet, cafetier à Royallieu (Marius Dutriaux y est aussi réfugié).
Trahi, il est arrêté le 12 octobre 1943. Incarcéré à Saint-Quentin, conduit au camp de Royallieu, il est déporté depuis Compiègne à destination de Buchenwald le 27 janvier 1944. Envoyé à Schönebeck, il est transféré au kommando Mühlhausen (ou Martha) pour travailler dans l'usine Junkers à la fabrication de fuselages et de pièces de gouvernes.
Rapatrié à la libération de Buchenwald, il décède le 17 septembre 2008 à Compiègne.
Sources
FMD - POIRMEUR André, Compiègne 1939-1945, 1968, p.32-33 - Le Serment n°273, septembre-octobre 2000.