CONVOI DU 27 JANVIER 1944 AU DEPART DE COMPIEGNE


DEFLERS Jacques Wilfrid

Déporté n°43511

notice créée le 21 février 2026 par Jean-Yves Bonnard


Né le 20 février 1923 à Nourard-le-Franc, fils de Gaston Deflers demeurant au n°37, rue de la Glacière à Compiègne, il est mécanicien de profession.

Jacques Deflers échoue dans sa tentaive de passer en Angleterre par l'Espagne.

Revenu à Compiègne, il colle avec un camarade sur les panneaux officiels de la mairie et de la Kreiskommandanur des tracts envoyés par la RAF et trouvés en forêt. Ils reprennent les solgans qu'ils écrivent sur les murs et les routes.

Le commissariat de police publiera un communiqué dénonçant cet agissement.

Un soir, il vole une moto de l'armée allemande dans le garage de la kommandantur. Le jeune mécanicien la transforme et roule avec pendant six mois. Arrêté, il est condamné à 9 mois de prison puis relâché après 6 mois en raison de sa jeunesse et de sa bonne conduite. 

Entré dans la Résistance, il participe au parachutage de Champlieu dans la nuit du 14 au 15 juin 1943. 

Il trouve ensuite refuge dans le sous-sol de la maison de Marquet, cafetier à Royallieu (Marius Dutriaux y est aussi réfugié).

Trahi, il est arrêté le 12 octobre 1943. Incarcéré à Saint-Quentin, conduit au camp de Royallieu, il est déporté depuis Compiègne à destination de Buchenwald le 27 janvier 1944. Envoyé à Schönebeck, il est transféré au kommando Mühlhausen (ou Martha) pour travailler dans l'usine Junkers à la fabrication de fuselages et de pièces de gouvernes.

Rapatrié à la libération de Buchenwald, il décède le 17 septembre 2008 à Compiègne.


Sources

FMD - POIRMEUR André, Compiègne 1939-1945, 1968, p.32-33 - Le Serment n°273, septembre-octobre 2000.


GEORGELIN Robert alias "Paul"

Résistant OS

Déporté n°44499

notice créée le 20 juin 2003 par Jean-Pierre Besse, mise à jour le 21 février 2026 par Jean-Yves Bonnard


Né à Venette le 16 mars 1920, ouvrier ébéniste, Robert Georgelin est mobilisé en juin 1940 et démobilisé en janvier 1941.

Il est contacté en 1941 par le Parti communiste et décide de réunir les jeunes des environs de Compiègne.

Il participe à la création des premiers groupes de résistance communiste au sein de l'Organisation spéciale (OS) qui réalisent les premières actions armées le 1er mai 1942. Ce jour-là, lui même et deux autres camarades (Etienne Drujon et Roger Visse) incendient un hangar au camp d'aviation de Compiègne.

Il participe aussi, en août 1942, au sabotage de la voie ferrée à Sarron. Cette opération échoue, un résistant est arrêté, il parle, sous la torture. Dans les semaines qui suivent, plus de trente arrestations sont opérées dans la vallée de l'Oise. Bien que blessé par la police, Georgelin réussit à s'enfuir en moto et reprend son activité.

Le 8 juillet 1943, il est arrêté par un groupe des GMR vermandois chargé des opérations de barrage et de surveillance renforcée dans le secteur Méru-Creil. Selon une autre source, non contradictoire avec la précédente, c'est à Laigneville que cette arrestation aurait eu lieu. Il est alors accusé d'être le responsable, avec Maurice Mignon, de l'assassinat de Yoland Dubois, secrétaire départemental des jeunesses du PPF.

Robert Georgelin est incarcéré à Compiègne puis à Saint-Quentin avant d'être transféré à Royallieu en décembre 1943.

Déporté en janvier 1944, il est abattu le 10 avril 1945 entre Brunswick et Celle lors du transfert du camp de Dora au camp de Bergen-Belsen.

Même si l'activité de Georgelin est un peu passée sous silence après la Libération, celui-ci semble pourtant avoir joué un rôle important dans la mise en place des premiers groupes de résistants armés et avoir assumé de hautes responsabilités. 

Un rapport du préfet le présente comme le responsable départemental de l'OS et un autre rapport de la 21é brigade mobile politique de Saint-Quentin, daté du 29 septembre 1942, dressant le bilan des arrestations signale "quatre individus en fuite dont trois terroristes, dont le responsable régional de l'OS pour l'Oise".


Sources :

AD Oise, 33 W 8 250 - AD Oise, 33 W 8 351 - AD Oise, 1 232 W 306 - AD Oise, 33 W 8 353 bis - Besse Jean-Pierre, L'Oise septembre 1940 - septembre 1944, Gouvieux, 1994, 218p - FMD - Arolsen.


GOUIGOUX Georges

Résistant du SOE - Réseau Buckmaster - réseau Athos

déporté n°43491

par Jean-Yves Bonnard


Né le 4 février 1896 à Cuise-la-Motte (Oise), fils de Joseph Gouigoux et de Marguerite Lavalle, il est mobilisé durant la Première Guerre mondiale et est incorporé le 11 avril 1915 comme canonnier conducteur au 40e Régiment d'Artillerie. Blessé au visage le 4 septembre 1916 et évacué pour être soigné dans différents hôpitaux, il est classé dans les service auxiliaire par la commission de réforme puis reconnu inapte à la campagne en raison d'un décollement de la rétine de l'oeil droit, d'une déchirure de la cornée provoquant une diminution importante de la vue.

De retour à Cuise-la-Motte en 1919, il reprend son activité professionnelle et épouse Fernande Alexandrine Gourdet à Trosly-Breuil le 13 novembre 1922. Boucher-charcutier à Compiègne où il est conseiller municipal, il est arrêté le 7 octobre 1943, détenu au camp de Royallieu le 9 octobre puis déporté par le convoi du 27 janvier 1944 à destination de Buchenwald puis Wansee. Selon André Poirmeur, il appartenait à un réseau de Résistance de négociants en produits alimentaires. Il appartenait au réseau Athos du SOE. Il décède en déportation le 19 mars 1944 à Wansleben. Son corps sera rapatrié et est  enterré dans le cimetière de Remy.

Une rue de Compiègne porte son nom qui figure aussi sur le monument aux morts et sur une plaque comémorative de la ville. 

Par décision ministérielle n°014 du 28 juin 1951 et certificat de validation n°02731 du 10 aoûut 1951 du secrétariat d'état, il est compté comme en service actif dans la zone de combat et dans une unité combattante sur la période du 9 octobre 1943 au 19 mars 1944.

Il reçoit la mention mort en déportation par arrêté du 9 décembre 1993. 


Sources

FMD - AC21P457715 - POIRMEUR André, Compiègne 1939-1945, 1968 - AD60 RP1045.


LEBRUN Henri

Déporté n°44397

Notice créée le 21 février 2026 par Jean-Yves Bonnard


Né le 16 février 1913 à Sempigny (Oise), il est déporté à Buchenwald au départ de Compiègne. Transféré dans le kommando de Dora, il y décède le 1er mars 1945.


Sources

FMD- Arolsen.


LEQUIEN André

Déporté n°44557

Notice créée le 21 février 2026 par Jean-Yves Bonnard


Né le 17 août 1902 à Catillon (Oise), il est déporté à Buchenwald au départ de Compiègne. Il revient en France.


Sources

FMD- Arolsen.


MAHEU René

Résistant du réseau Pascal Buckmaster

déporté n°44054

par Jean-Yves Bonnard


Né le 20 juillet 1899 à Rennes (Ille-et-Villaine), ce chirurgien dentiste à Tours est mobilisé en 1939 comme lieutenant dans le Train. Démobilisé en 1940, il s'installe à Guerche de Bretagne. Contacté en juillet 1943 par le capitaine américain Ernest Floege, il organise la Résistance dans le secteur de Vitré. Membre du réseau Pascal Buckmaster (SOE), il constitue des groupes de résistants, instruits et forme les cadres, recherche des terrains de parachutages et des caches pour les parachutistes, constitue des stocks de vivres, fait du renseignements sur les troupes allemandes. Il héberge à son domicile les membres du réseau. Arrêté par le SD le 27 décembre 1943 à La Guerche-de-Bretagne, il est interné à la prison Jacques Cartier puis à Anger. Transféré au camp de Royallieu, il est déporté depuis Compiègne le 27 janvier 1944 à destination de Buchenwald et transite par Ellrich et Dora. Il est libéré le 15 avril 1945 et est rapatrié en mai suivant, très affaibli. Il décède à Rennes le 15 août 1980.

Il reçoit la Croix de guerre 39-45 avec palme, ma médaille de la Résistance et est fait commandeur de la Légion d'honneur.


Sources

site memoiredeguerre.free.fr/ccmr/dep35 - ACP27 P6 Caen.


MAINGUY Henri

Déporté n°43922

par Jean-Yves Bonnard


Né le 5 décembre 1920 à Maubeuge (Nord), il est arrêté sur dénonciation dans le prieuré de Saint-Yvieux de Plerguer (Ille-et-Villaine) le 19 décembre 1943. Conduit au camp de Royallieu, il est éporté depuis Compiègne à destination de Buchenwald le 27 janvier 1944. Il est libéré le 15 avril 1945 à Bergen-Belsen.


MOUSSET Alfred

Résistant du réseau Jean-Marie

Déporté n°43836

par Marc Pilot


Né le 27 septembre 1923 à Barbery (Oise), ouvrier métallurgiste, il habite rue du Mouton à Compiègne. Membre du réseau Jean-Marie, il est déporté le 29 janvier 1944 à Buchenwald sous le matricule 43836. Il décède à Ellrich-Dora le 05 janvier 1945 après un bombardement aérien.



RABACHE Marcel

Déporté n°44498

Notice créée le 21 février 2026 par Jean-Yves Bonnard


Né le 2 avril 1904 à Ognolles (Oise), il est déporté à Buchenwald au départ de Compiègne. Transféré dans le kommando de Dora, il y décède le 18 août 1944.


Sources

FMD- Arolsen.


RABOUILLE Paul

Déporté n°43724

Notice créée le 21 février 2026 par Jean-Yves Bonnard


Né le 30 septembre 1903 à Broquiers (Oise), il est déporté à Buchenwald au départ de Compiègne. Il est rapatrié.


Sources

FMD- Arolsen - AC 21 p 650049.


SEMPRUNJorge

Résistant FTP-MOI

Déporté n°44904


Né à Madrid (Espagne) en 1923, cet espagnol exilé en France, résistant au FTP-MOI, il est arrêté à Joigny en septembre 1943 et emprisonné à Auxerre. Déporté au camp de Buchenwald au départ de Compiègne – Royallieu le 27 janvier 1944, il est libéré le 11 avril 1945. Ecrivain, il sera ministre de la culture du gouvernement espagnol entre 1988 et 1991, et membre de l’Académie Goncourt en 1996.



SENEPIN Gabriel

Déporté n°44778


Né le 27 avril 1920 à Saint-Nicolas-des-Biefs il est déporté à Buchenwald au départ de Compiègne le 27 janvier 1944. Transféré à Dora, il décède à Ellrich le 5 février 1945.


SYMPHORIEN Louis

Déporté n°44998

Notice créée le 21 février 2026 par Jean-Yves Bonnard


Né le 13  septembre 1901 à Thourotte (Oise), il est déporté à Buchenwald au départ de Compiègne. Il est rapatrié.


Sources

FMD- Arolsen - AC 21 p 650049.


VERBRUGGHE Désiré Emilien

Résistant

Déporté n°43730

Notice créée le 21 février 2026 par Jean-Yves Bonnard


Né le 6 septembre 1904 à Cambronne-les-Ribécourt (Oise), fils d'Alouis Henri  Verbrugghe et de Stéphanie Octavie Jonckheere, il épouse le 25 février 1928 à Flers (Nord) Odette Touffin.

Résistant arrêté, il est détenu au camp de Royallieu. Il est déporté à Buchenwald au départ de Compiègne par le convoi du 27 janvier 1944. Il est noté décédé après le 28 mai 1944 à Bergen-Belsen. Il porte la mention Mort en déportation.

Son nom figure sur le monument aux morts et les plaques commémoratives de l'église Saint-Epvre à Champigneulles (Meurthe-et-Moselle).


Sources

FMD- Arolsen - AC 21 p 650049.


YAHIEL Georges

Déporté n°44690


Né le 23 octobre 1914 àà Paris, il est déporté à Buchenwald au départ de Compiègne le 27 janvier 1944.


YZIQUEL Joseph

Déporté n°43895


Né le 13 juillet 1923 à Lanvaudan, il est déporté à Buchenwald au départ de Compiègne le 27 janvier 1944. Transféré à Dora, il décède le 13 mars 1945 à Ellrich.


ZABIELLO Stanislaw

Déporté n°44228


Né le 20 février 1882 à Nowy Dwor (Pologne), il est déporté à Buchenwald au départ de Compiègne le 27 janvier 1944. Libéré, il revient en France.


ZALESKI Zygmunt

Déporté n°44226


Né le 27 septembre 1902 à Klonowice (Pologne), il est déporté à Buchenwald au départ de Compiègne le 27 janvier 1944. Il est envoyé à Bergen Belsen. Libéré, il revient en France.


ZILLER Pierre

Déporté n°43654


Né le 9 février 1909 à Hagueneau, il est déporté à Buchenwald au départ de Compiègne le 27 janvier 1944. Envoyé à Dora, il est lbéré et revient en France.


ZITWING Franciscus

Déporté n°43794


Né le 17 octobre 1916 ç Magelang (Pays-Bas), il est déporté à Buchenwald au départ de Compiègne le 27 janvier 1944. Il décède à Buchenwald le 11 avril 1944.


ZOPPE Jean

Déporté n°44938


Né le 11 février 1922 à Lens, il est déporté à Buchenwald au départ de Compiègne le 27 janvier 1944. Libéré, il revient en France.