Autres lieux de départs de déportés de l'Oise



Convoi du  28 février 1944 au départ de Paris


LANCEL Maurice Cyrille

Membre de l'OS

déporté n°60754

Notice crée par Jean-Yves Bonnard, mise à jour le 3 janvier 2026


Né le 31 juillet 1909 à Servais (Aisne), domicilié à Saint-Léger-aux-Bois, il est ouvrier d'usine à dans sa commune. Communiste notoire, membre de l'OS, relai d'André Dumontois pour la distribution de tract dans le Noyonnais, il est arrêté le 6 octobre 1941 suite aux jets de tracts communistes dans les rues de Noyon.

Condamné par la Cour Spéciale d'Amiens à 10 ans et 5 ans de travaux forcés le 30 octobre 1941, il est incarcéré à Amiens, Fontevrault puis Blois. Il est déporté Nacht und Nebel le 28 février 1944 au départ de Paris  (gare de l'Est) vers Neue Bremm à Sarrebrück. Transféré à Mauthausen (n°60754), il quitte le camp central pour un kommando de travail à Güsen chargé d'aménager une usine souterraine d'armements le 28  avril 1944.

Il décède en Autriche, à Güsen, le 8 avril 1945.

Son nom figure sur le monument aux morts de Saint-Léger-aux-Bois où une rue porte son nom depuis 1994.


Sources

FMD - Genweb - arch. départ. Oise.

Convoi du  18 avril 1944 au départ de Paris


ANDRIEUX Marie Eugénie née SPILERS

Résistante FTP

Déportée n°35304

par Jean-Yves Bonnard, notice mise à jour le 18 septembre 2024


Fille de Théodule Elisée Spilers et de Marie Sidony Boully, Marie Eugénie Spilers est née le 12 octobre 1908 à Paillart (Oise).

Le 19 février 1927, elle épouse  l'ajusteur Raymond Andrieux, et exerce la profession de débitante et hôtelière à l'Hôtel de l'Oise. Résistante, elle est agent de liaison FTP.

Elle est arrêtée avec son mari et sa fille Raymonde le 20 février 1944 à leur domicile de Chambly. Interné à la prison de Compiègne, à Laon puis à Romainville, elle est déportée le 18 avril 1944 à Ravensbrück au départ de Paris gare de l'Est.

Arrivée à Ravensbrück le 22 avril (matricule 35305), elle est transférée aussitôt au kommando d'Holleischen dépendant de Flossenbürg (matricule 50755) où elle arrive le 6 juin suivant.

Le camp est libéré le 3 mai 1945 par les partisans polonais puis, le 5 mai 1945 par les Américains qui assurent son rapatriement le 20 mai 1945 par Longuyon.

Raymond Andrieux, résistant Front National rentre de Mauthausen mais décède peu après. Mère de quatre enfants (Michel, Jean-Claude, Raymonde et Jacky), elle décède le 19 décembre 2002 à Argenteuil.


Sources

Association Flossenburg - FMD - Archives familales Spilers-Lemor et Andrieux. Nos remerciements à David Herbillion, Virginie Fontaine et Jean-Claude Andrieux.


ANDRIEUX Raymonde Nelly Marie

Résistante FTP

Déportée n°35305

par Jean-Yves Bonnard, notice mise à jour le 18 septembre 2024


Née 31 janvier 1927 à Chambly, fille de Marie et de Raymond Andrieux, elle est agent liaison FTP. Elle est arrêtée avec ses parents le 19 février 1944 à leur domicile de Chambly. Interné à Compiègne, puis Laon puis Romainville, elle est déportée le 18 avril 1944 à Ravensbrück au départ de Paris gare de l'Est.

Arrivée à Ravensbrück le 22 avril (matricule 35305), elle est transférée aussitôt au kommando d'Holleischen dépendant de Flossenbürg (matricule 50756) où elle arrive le 6 juin suivant.

Le camp est libéré le 3 mai 1945 par les partisans polonais puis, le 5 mai 1945 par les Américains qui assurent son rapatriement le 20 mai 1945 par Longuyon.

Elle épouse M. Schwan et décède le 17 août 2019 à Saumur.

Elle reçoit la médaille militaire par décret du 4 décembre 2000 en tant que soldate.


Sources

SOULARD Pierre, Les femmes aussi, Mémorial de l'internement et de la déportation Camp de Royallieu, 2011. 

Association Flossenburg - FMD - Archives familales Spilers-Lemor et Andrieux. Nos remerciements à David Herbillion, Virginie Fontaine et Jean-Claude Andrieux.


Blin Madeleine

BLIN Madeleine née HEIL

Résistante Libé-Nord

Déportée n°35316

par Jean-Pierre Besse, mise à jour le 18 septembre 2024 


Une institutrice de l'Oise

Née à Verneuil-en-Halatte le 5 juin 1912, Madeleine Heil est la fille unique d’un employé de bureau devenu après la Première Guerre mondiale, directeur d’une petite usine. Institutrice, elle épouse Georges Blin. Le couple enseigne à Méry-la-Bataille (Oise), milite à la SFIO et participe à la Résistance au sein du mouvement Libé-Nord.

Georges Blin, arrêté le 2 février 1944, meurt en déportation. Madeleine est arrêtée le 16 février suivant et déportée à Ravensbrück le 18 avril 1944.

Libérée par la Croix-Rouge le 23 avril 1945, elle revient en France.


Un engagement politique

Madeleine Blin est élue conseillère générale dans le canton de Saint-Just-en-Chaussée (Oise) en septembre 1945. Elle obtient 1 649 voix sur 6 797 inscrits au premier tour et bat le candidat du Mouvement Républicain Populaire (MRP), Yves Delignon, au second tour (3 251 voix contre 2 253) devenant ainsi la première femme à siéger au conseil général de l’Oise. Madeleine Blin est battue en 1949 par le candidat du Rassemblement du Peuple Français (RPF), Naquet. Distancée au premier tour par le candidat communiste Dinouard*, elle se maintient au second tour mais n’arrive qu’en troisième position (1 426 voix contre 1 803 au communiste et 2 237 à Naquet).

Membre de la commission administrative départementale à partir de 1945, Madeleine Blin est candidate aux élections de l’Assemblée nationale constituante du 21 octobre 1945 en quatrième position sur cinq candidats de la liste socialiste SFIO. Nommée à Creil (Oise), bastion départemental de la SFIO, elle est élue conseillère municipale en 1953 mais ne se représente pas en 1959.

C’est dans cette commune que Madeleine Blin meurt le 15 septembre 1962.


Sources :

Le Cri populaire de l'Oise, 1930-1939, quotidien.

https://maitron.fr/spip.php?article16912, notice BLIN Madeleine


FRANCOIS Marguerite

Déportée n°35346

par Jean-Yves Bonnard, notice mise à jour le 19 septembre 2024


Née le 7 juillet 1894 à Neuilly-en-Thelle, elle est déportée le 18 avril 1944 à Ravensbrück au départ de Paris gare de l'Est. Arrivée à Ravensbrück le 22 avril (matricule 35346), elle  est libérée le 9 avril 1945 par la Croix-Rouge.


Sources

FMD - AC21 P618669


JAHAN Yvonne Georgette née GRESSIER

Résistante du réseau Mithridate

Déportée n°35376

par Jean-Yves Bonnard, notice mise à jour le 19 septembre 2024


Née le 13 août 1892 à Béthisy-Saint-Martin (Oise), fille de Paul Emile Gressier et de Brigide Honorine Eugénie Bergeron, ell épouse le 13 septembre 1919 Lucien Robert Jahan. Elle intègre le réseau Mithridate en janvier 1943 en tant qu'agent P2. Arrêtée par les Allemands le 2 septembre 1943 "pour avoir conservée chez elle en dépôot un colis", elle est déportée le 18 avril 1944 à Ravensbrück au départ de Paris gare de l'Est. Arrivée à Ravensbrück le 22 avril (matricule 35376), elle  est libérée et revient en France.

Trois de ses fils sont morts pour la France.

Elevée sous-lieutenant FFC, elle reçoit la Croix de guerre 1939-1945, la Croix du combattant volontaire et la médaille des déportés. Elle est faite chevalier (5 décembre 1965) puis officier (9 décembre 1960) de la Légion d'honneur.

Elle demeure à Paris (14e) au n°1 de la rue Niepce.

Elle décède le 29 déccembre 1967 à Paris (14e).


Sources

FMD - GR 16 P270238


RAMAIT Suzanne

Déportée n°35275

par Jean-Yves Bonnard, notice mise à jour le 19 septembre 2024


Née le 29 juillet 1890 à Crépy-en-Valois, elle est déportée le 18 avril 1944 à Ravensbrück au départ de Paris gare de l'Est. Arrivée à Ravensbrück le 22 avril (matricule 35275), elle est transférée au kommando de Helmstedt-Beendorf. Elle est libérée le 5 mai 1945.


Sources

FMD - 


SPILERS Liliane Olga épouse LEMOR

Résistante FTP

Déportée n°35473

par Jean-Yves Bonnard, notice créée le 17 septembre 2024


Née le 8 juillet 1925 à Beaumont-sur-Oise (Seine et Oise). Sa mère étant morte à sa naissance, elle est élevée par sa grand-mère Sidonie Spilers.  

Arrêtée à Chambly, elle est internée à Paris du 20 février au 18 avril 1944. Emprisonnée à Compiègne, à Laon puis à Romainville, elle est déportée le 18 avril 1944 à destination de Ravensbrück. Elle est transférée au kommando d'Holleshen (matricule 50814).

Elle est libérée le 19 mai 1945 et revient en France.

Liliane Spielers épouse  après-guerre l'électricien André Lemor, résistant FTP revenu de Dachau.  Elle est domiciliée à Chambly au 14 rue Marcel-Vincent.

Elle reçoit la carte de déporté résistant (n°2003.23714) et est élevée chevalier de la Légion d'honneur

Elle décède le 13 décembre 1999 à Chambly (Oise).


Sources

FMD - Archives familales Spilers-Lemor et Andrieux. Nos remerciements à David Herbillion, Virginie Fontaine et Jean-Claude Andrieux.

ROUX Catherine, Triangle rouge, 1946.



ZENERO Marthe née BOUYSSOU

Déportée n°35493

par Jean-Yves Bonnard, notice mise à jour le 19 septembre 2024


Née le 2 juillet 1917  à Voisinlieu (Beauvais, Oise), elle est déportée le 18 avril 1944 à Ravensbrück au départ de Paris gare de l'Est. Elle arrive à Ravensbrück le 22 avril (matricule 35493).


Sources

FMD - AC21P694415.

Convoi du  13 mai 1944 au départ de Paris


SPILERS Marie Sidonie née BOULLY

Résistante

Déportée  n°39004

par Jean-Yves Bonnard, notice mise à jour le 12 septembre 2024


Née le 17 février 1878 à Paillart, elle est la cinquième enfant d'une fratrie de sept nés du mariage du fermier Henri Charlemagne Boully  (1850-1952) et d'Ismérie Zaïre Gallopin (1839-1905). Elle épouse le 18 décembre 1897 à Paillart le teinturier Théodule Elisée Spilers (1869-1929) qui lui donne cinq enfants dont Marie Eugénie (1908-2002). 

Notée ouvrière en lacets, Sidonie Spilers est arrêtée le 20 février 1944 à Chambly avec sa petite fille Lilliane, sa fille Marie, son gendre Raymond Andrieux et leur fille Raymonde. Elle est interrogée puis détenue à Paris.

Elle est déportée le 13 mai 1944 depuis Paris à destination de Ravensbrück où elle décède le 13 ou le 17 février 1945. La FMD la note sous le nom Spierlara Sidonie.

Elle reçoit la Légion d'honneur à titre posthume et la médaille de la Résistance. 

Son nom figure sur le monument aux morts de Chambly, sur le monument commémoratif des Résistants de Chambly et les plaques commémoratives de l'église Notre-Dame de Chambly. Une rue de Chambly porte son nom.

Elle reçoit la mention morte en déportation par arrêté du 29 septembre 2003.


Sources

FMD - SHD Caen, AC 21P 540469.

Archives familales Spilers-Lemor et Andrieux. Nos remerciements à David Herbillion, Virginie Fontaine et Jean-Claude Andrieux.

Convoi du  18 juillet 1944 au départ de Paris


BOISSONNET Suzanne

Résistante du mouvement Résistance et du réseau Jean-Marie

déporté n°47326

notice créée le 20 juin 2003 par Jean-Pierre Besse, mise à jour par Jean-Yves Bonnard le 7 décembre 2025 et par Marc Pilot le 22 décembre 2025


Née le 25 septembre 1903 aux Essarts (Charente), fille de Jean Boissonnet et de Théodorine Giret, elle s'installe en 1932 à Compiègne où elle tient une pension de famille au n°6, rue Edouard-Dubloc (face à l'immeuble réquisitionné par les Allemands en 1940 pour la kommandantur). Elle est divorcée de M. Dieudonné. Suzanne Boissonnet a à son service une employée, Henriette Cochet.


Dans la Résistance

Elle participe au réseau Jean-Marie d'avril 1942 à juillet 1943.

Elle appartient au mouvement Résistance de mai 1943 au 5 juin 1943 et est notée agent P2 chargée de mission de 3e classe au réseau Ralph-Allais-Coville avec le grade de sous-lieutenant du 5 janvier 1943 au 6 juillet 1943 (Lieutenant colonel Ogé). Selon Fleury, elle résiste au sein de l'OCM, secteur de Compiègne, du 1er juin 1943 au 6 juillet 1943.

Sa pension est un asile pour des résistants, notamment André Dumontois et Charles Gass. Elle héberge aussi un responsable du BOA chargé des parachutages.  Sa pension, lieu de réunions clandestines, est aussi un dépôt d'armes et d'explosifs.


L'arrestation 

Elle est arrêtée le 6 juillet 1943  (un rapport de police note le 5) par la Sicherheitspolizei de Saint-Quentin avec  son ami, Hubert Laffitte, ancien sous-officier de carrière, et deux "passagers", Charles Gass et son frère Henri.  André Guénin (alias Marcel Renard) venu de Paris  apporter des directives est arrêté par la suite. 

Elle est ensuite conduite en voiture avec Hubert Laffite, Charles Gass (passé à tabac), au domicile de Mme Dumontois à Noyon pour une confrontation.

Elle est internée le même jour à Saint-Quentin (Aisne), interrogée puis transférée au camp de  Royallieu le 18 novembre 1943 avant d'être incarcérée à Fresnes-Romainville le 18 décembre 1943.


La déportation

Suzanne Boissonnet est déportée le 18 juillet 1944 au départ de Paris à destination de Ravensbrück . Elle est libérée le 30 avril 1945 (on note aussi le 8 mai 1945 et le 4 juin 1945).

Durant son absence, la pension de famille est investie par les Allemands.

Elle reçoit la médaille de la Résistance en 1948 et la Croix de guerre avec étoile d'argent en 1950.

Hubert Laffitte et Charles Gass décèdent en déportation. 


Sources

Arch. départ. Oise 1232W259 - POIRMEUR André, Compiègne 1939-1945, 1968 - Notice sur André Guénin par Jean-François Monnet in Livre des 9000 déportés de France à Mittelbeau-Dora, p.1043-1044.