Les autres étrangers dans la Résistance dans l'Oise
par Maryline Limonier
Sur l'immigration dans l'Oise, lire l'article L'immigration dans l'Oise entre les deux guerres de Jean Pierre Besse paru dans Population, Année 1991, 46-5pp. 1258-1264.
Voici un tableau extrait de cet article qui montre la présence des étrangers dans l'Oise à la veille de la guerre.

Pour ceux qui s’intéressent à la place des Polonais dans la Seconde Guerre mondiale en France, voir la thèse de Pawel Sekowski, Les Polonais en France dans l'immédiat après-guerre (1944-1949) parue en 2023.
A lire sur https://theses.hal.science/tel-04266727/file/SEKOWSKI_Pawel_2015_These.pdf
Un parcours individuel
CHARLES Joseph
Résistant du Front National - Déporté
Né en 1887 en Suisse, il est membre du Front National à partir de janvier 1944. Arrêté à Tracy-le-Val par la Gestapo le 16 juillet 1944, il décède en déportation le 16 mai 1945.
Source
Résistance 60.
Un parcours individuel
POPOVITCH Moma
Résistant
Né vers 1922 au Monténégro (Royaume des Serves et Croates = Yougoslavie), il serait sous chef de gare de la ville de Nis. Réfugié au maquis de Crisolles (Oise) avec deux autres yougoslaves, il travaille à la ferme de la sucrerie Poulin. Il disparaît suite à l'attaque allemande du maquis de Crisolles, le 23 juin 1944.
Source
Résistance 60 (J-Y Bonnard)
Un parcours individuel
WALKS William
Résistant OCM
Bill Walks est né le 10 novembre 1888 à Brice County, Ontario, Canada. Il est diplômé vétérinaire à l'université de Toronto. Il sert en France durant la Première Guerre mondiale, est promu capitaine et épouse une Française qu'il ramène au Canada mais elle s'y ennuie. Le couple revient donc en France, à Noyon, en 1921. William Walks est naturalisé français en 1930.
Durant la Seconde Guerre mondiale, il vient en aide à une trentaine d'aviateurs qu'il soigne ou cache. Les paysans font appel à lui parce qu'ils ont confiance en leur vétérinaire et qu'il parle anglais. Il reçoit la Croix de combattant volontaire en 1958 avec cette citation : « Ancien combattant 14-18, entre le 1er juillet 1943 dans le mouvement Résistance et distribue régulièrement le journal « Résistance ». Le 19 août 1943, participe au transport vers les carrières de Caisnes d'armes parachutées à Varesnes (Ferme Neuve). Du 9 avril au 28 août 1944 il héberge successivement 5 aviateurs qui échappent ainsi à l'arrestation allemande.[...] » Il devient conseiller municipal de Noyon et une rue de la ville porte son nom.
Source
Résistance 60 (M. Pilot, J-Y Bonnard)